Centre de ressources

Notre centre de ressources a été créé pour vous assurer une compréhension initiale de votre diagnostic de cancer du poumon. Pour plus de renseignements, veuillez utiliser les liens fournis.

Comprendre la survie au cancer

La réalité d’un diagnostic de cancer est que le cancer est un itinéraire étendu sur toute la vie En tant que patient-e ou que soignant-e, le cancer peut influer tout le reste de votre vie.

Bien que le taux de survie à cinq ans pour le cancer du poumon n’est que de 17 %, la survie au cancer du poumon s’améliore avec la mise sur le marché de nouveaux traitements novateurs.

La survie au cancer du poumon est un processus complexe et la définition de la survie elle-même diffère d’une personne à l’autre. Il est important d’élaborer un plan de survie et de soins entre le patient, l’équipe de soins et le médecin traitant afin de promouvoir la coopération dans l’ensemble de l’unité.

Le Réseau canadien des survivants du cancer réunit d’excellentes ressources sur la vie avec le cancer du poumon après le choc initial de votre diagnostic, les ressources de soins et la survie. Cliquez ici pour plus de renseignements.

Qu’est-ce que le cancer du poumon ?

Le cancer du poumon est le deuxième diagnostic de cancer le plus répandu au Canada, mais il est la première cause de décès par cancer : il tue au moins deux fois plus de Canadiens et de Canadiennes que tout autre cancer.

Les perspectives actuelles pour la plupart des patients atteints de cancer du poumon ne sont pas encourageantes ; 85 pour cent des Canadiens diagnostiqués avec un cancer du poumon ne vivront pas cinq ans. Nous espérons pouvoir contribuer à changer ces statistiques.

À l’heure actuelle, les options de traitement pour les patients atteints de cancer du poumon traînent de l’arrière au Canada. La campagne Droit2Survivre vise à sensibiliser davantage les gens à cette maladie afin de les aider à lutter pour le droit à survivre des patients atteints du cancer du poumon. Nous espérons que notre activité permettra de mieux faire connaître le cancer du poumon, de déstigmatiser cette maladie, d’insister pour que davantage de recherches soient menées à ce sujet, de mieux informer les patients atteints de cancer du poumon sur leurs options, de promouvoir des programmes de dépistage meilleurs et plus accessibles et, finalement, de commercialiser des traitements novateurs afin d’optimiser les chances de survie d’un plus grand nombre de patient-e-s.

Dépistage

Comme pour tous les cancers, plus le cancer du poumon est diagnostiqué tôt, meilleures sont les chances de guérison. À l’heure actuelle, près de la moitié des diagnostics de cancer du poumon ont lieu alors que le cancer du patient est déjà au stade le plus avancé.

La recherche a montré que le dépistage par tomodensitométrie (TDM) à faible dose utilisant de faibles doses de rayonnement (TDM à faible dose) est efficace pour détecter le cancer du poumon tôt chez les personnes qui ont des antécédents de tabagisme important.

Pour les personnes à risque de cancer du poumon, un programme intégré de dépistage par tomodensitométrie à faible dose offre la possibilité de sauver des milliers de vies chaque année.

À l’heure actuelle, il n’existe aucun programme provincial ou territorial de dépistage du cancer du poumon au Canada. Le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs (Groupe d’étude) recommande le dépistage par tomodensitométrie à faible dose une fois par année pendant trois ans pour les personnes qui répondent aux critères ci-dessous. Le Groupe d’étude recommande le dépistage du cancer du poumon chez les personnes qui sont :

  • Âgées de 55 à 74 ans — c’est le groupe d’âge où le cancer du poumon est le plus efficace.
  • Des fumeurs ou fumeuses actuelles ou ayant cessé de fumer au cours des quinze dernières années
  • Des fumeurs ou fumeuses ayant fumé un paquet par jour pendant au moins trente ans ou deux paquets par jour pendant quinze ans, ce qui équivaut à « trente ans-paquets ».

Pour plus d’informations sur le dépistage du cancer du poumon, cliquez ici.

Types de cancer du poumon

Le cancer du poumon débute lorsque des cellules anormales commencent à se former dans le poumon et à croître de façon exponentielle. Au fur et à mesure que le nombre de cellules cancéreuses augmente, elles peuvent se transformer en tumeur et se propager à d’autres parties de l’organisme.

Il existe deux types de cancer du poumon :

Cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC)

Responsable d’environ 80 à 85 % des cancers du poumon. Sa croissance est plus lente que celle du cancer du poumon à petites cellules Il existe trois types différents de CPNPC :

  • Adénocarcinome
  • Carcinome spinocellulaire (épidermoïde)
  • Carcinome à grandes cellules (indifférencié)

Cancer du poumon à petites cellules (CPPC)

Responsable d’environ 10 à 15 pour cent des cancers du poumon. Le CPPC commence presque toujours dans les bronches (les voies respiratoires de la poitrine).

Le CPPC croît rapidement et se propage souvent à différentes parties du corps Il est moins susceptible d’être identifié à des stades plus précoces. Le CPPC est composé de cellules beaucoup plus petites et peut rapidement devenir fatal en l’absence de traitement.

Pour plus de renseignements sur le cancer du poumon, y compris les types de cancer du poumon, cliquez ici.

Biomarqueurs et tests moléculaires

Il est important pour les patient-e-s de connaître et de comprendre leur type de tumeur, car cela les informe quant à leurs options thérapeutiques.
Lors du diagnostic, on peut se servir de deux types de tests pour déceler certains changements (mutations) dans les gènes des cellules cancéreuses : une biopsie qui consiste à prélever des tissus de la tumeur à tester et une analyse sanguine, appelée biopsie liquide ou analyse du plasma. Ces marqueurs peuvent prédire dans quelle mesure un cancer non à petites cellules peut répondre à certains traitements et aider votre médecin à déterminer quel traitement vous conviendra le mieux.

Il existe de nombreux types de tumeurs courantes, mais les mutations les plus communes pour le cancer du poumon non à petites cellules sont les suivantes :

ALK

BRAF

EGFR

NTRK

PD-L1

ROS1

Pourquoi est-il important de connaître votre biomarqueur personnel :

Bien que la chimiothérapie demeure la norme de soins pour la plupart des patients, il y a eu un virage vers une thérapie personnalisée avec une meilleure compréhension du diagnostic moléculaire et du traitement du cancer du poumon. On y est arrivé par l’identification d’un certain nombre de mutations qui peuvent être ciblées par des traitements, ce qui révolutionne le cas des patient-e-s atteints de ces mutations. Il est prouvé que les tests moléculaires permettent de traiter plus efficacement les stades avancés du cancer du poumon en personnalisant les traitements en fonction du type et du profil génomique de chaque cancer. Ce que vous devez savoir :
  • Le meilleur moment pour parler à votre médecin d’un test tumoral est avant la biopsie.
  • Dites à votre médecin que vous voulez parler des tests génomiques intégrés.
  • Si votre tumeur n’a pas été testée avant le début de votre traitement, il se peut qu’il ne soit pas trop tard — demandez à votre médecin de tester les tissus restants ou de pratiquer une biopsie liquide (prise de sang).
Que demander :
  • Un échantillon de ma tumeur a-t-il été envoyé pour un test moléculaire ?
  • Quelles mutations (le cas échéant) ont été trouvées dans mon échantillon de biopsie ?
  • Quelles sont mes options de traitement ? Suis-je un bon candidat pour un test de biomarqueurs ?
  • Mon cancer devrait-il être testé pour d’autres mutations ?
  • Quel est le but de la thérapie ciblée ?
Pour plus d’informations sur les tests moléculaires et les biomarqueurs, cliquez ici ou visitez le site testitback.com.

Téléchargez notre Guide du patient

Nous savons que vous vous posez des questions. Ce guide du patient a été entièrement rédigé et produit par Cancer du poumon Canada pour répondre aux besoins d’information des patient-e-s et de leurs soignant-e-s. . Il est tenu à jour et reflète les pratiques actuelles au Canada.

Stadification

La stadification est le processus utilisé pour déterminer la propagation du cancer et reflète le fait que le cancer est contenu ou non dans les poumons ou s’il s’est propagé ailleurs aux ganglions lymphatiques ou à d’autres organes. Les principaux stades du cancer du poumon sont les stades 1 à 4, du stade le moins avancé au stade avancé, respectivement. Il est essentiel de connaître et de comprendre le stade de votre cancer du poumon, car vos options de traitement dépendront du stade et de l’évolution de votre cancer.

Malheureusement, la majorité des patient-e-s ont déjà atteint un stade avancé de cancer du poumon (stade 3 ou 4) lorsqu’ils reçoivent un diagnostic, ce qui rend les options de traitement plus pénibles.

Pour plus d’informations sur la stadification du cancer du poumon, cliquez ici.

Objectifs du traitement

Selon le stade de votre cancer du poumon, vos options de traitement et vos objectifs changeront. Traitement par étapes du cancer du poumon non à petites cellules :

Premier stade

Bien que ce stade soit peu fréquent, la plupart des patient-e-s atteints d’un cancer du poumon de stade 1 subiront normalement une intervention chirurgicale pour retirer une partie ou la totalité du poumon affecté. En cas de problèmes de santé, votre médecin peut suggérer une radiothérapie ciblée. L’objectif à ce stade est de vous guérir du cancer du poumon.

Deuxième stade

On vous proposera peut-être une intervention chirurgicale à ce stade, selon la position de votre tumeur, ce qui pourrait entraîner l’ablation d’une partie ou de la totalité du poumon. Après la chirurgie, votre médecin peut recommander une chimiothérapie pour réduire le risque de récidive. Votre médecin peut également vous recommander une radiothérapie ou une combinaison de chimiothérapie et de radiothérapie. L’objectif à ce stade est de vous guérir du cancer du poumon, en portant une attention particulière à l’absence de récidive.

Troisième stade

Au troisième stade, il est de plus en plus important d’être testé pour votre marqueur biologique. Votre médecin peut suggérer une variété d’options de traitement, de la chimiothérapie à la radiothérapie ou à l’immunothérapie. Bien que de nombreuses personnes croient encore qu’il n’est pas possible de guérir au stade 3, il existe de nouvelles options thérapeutiques novatrices qui ont permis des guérisons à ce stade. Parlez à votre médecin des options qui s’offrent à vous.

Stade quatre

Si vous recevez un diagnostic de stade 4, l’objectif de votre traitement sera de réduire la taille de votre tumeur afin de réduire les symptômes et de contrôler le cancer pour qu’il ne se propage pas davantage. Votre médecin peut vous suggérer différentes options de traitement selon les endroits où votre cancer s’est propagé. Ici aussi, il est important de connaître et de comprendre votre marqueur biologique si vous recevez un diagnostic de cancer du poumon de stade 4.

Au fur et à mesure que progresse la recherche sur le cancer du poumon, les thérapies innovatrices pour traiter les CPPC et les CPNPC s’accroissent et offrent des résultats prometteurs. Il est préférable de discuter avec votre médecin de vos options de traitement.

Pour en savoir plus sur les options de traitement du cancer du poumon à petites cellules, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur les options de traitement du cancer du poumon non à petites cellules, cliquez ici.

Options thérapeutiques

Bien que la radiothérapie et la chimiothérapie demeurent la norme de soins pour la plupart des patient-e-s, on a constaté une évolution vers une thérapie personnalisée grâce à une meilleure compréhension du diagnostic moléculaire et du traitement du cancer du poumon, qui offrent de nouvelles possibilités de survie aux patients, même à un stade avancé. Vos options thérapeutiques dépendent essentiellement du type et du stade diagnostiqués pour votre cancer du poumon, du statut mutationnel de vos tumeurs, ainsi que de votre état de santé général et de vos propres souhaits.

Les options de traitement varient selon le type de cancer du poumon dont vous souffrez :

  • Les options de traitement du cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) semblent plus nombreuses. Ces traitements peuvent être l’ablation chirurgicale, la chimiothérapie, la radiothérapie ou une combinaison de ces traitements ; certains patients à des stades avancés optent pour une thérapie biologique ou une immunothérapie. Pour les patients atteints de CPNPC, le diagnostic de stadification est le principal facteur de pronostic.
  • Le cancer du poumon à petites cellules (CPPC) est le plus souvent traité par chimiothérapie et peut également être traité par radiothérapie. Comme les métastases du CPPC sont rapides et qu’il est souvent déjà métastatique au moment du diagnostic, l’ablation chirurgicale et la radiothérapie localisée sont souvent moins efficaces.
  • Au fur et à mesure que progresse la recherche sur le cancer du poumon, les thérapies innovatrices pour traiter les CPPC et les CPNPC s’accroissent et offrent des résultats prometteurs.
  • Il est préférable de parler à votre médecin de vos options thérapeutiques.

Pour en savoir plus sur les options de traitement du cancer du poumon à petites cellules, cliquez ici.

Pour en savoir plus sur les options de traitement du cancer du poumon non à petites cellules, cliquez ici.

Chimiothérapie

La chimiothérapie utilise des médicaments anticancéreux pour détruire les cellules cancéreuses ; ils agissent en perturbant leur croissance.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

Radiothérapie

La radiothérapie fait appel à des rayons à haute énergie pour tuer les cellules cancéreuses.

Immunothérapie

L’immunothérapie est un type de traitement du cancer qui aide votre système immunitaire à combattre le cancer. L’immunothérapie est utilisée pour :

  • Arrêter ou ralentir la croissance du cancer
  • Aider le système immunitaire à mieux fonctionner pour détruire les cellules cancéreuses
  • Empêcher le cancer de se propager à d’autres parties du corps

Il existe différents types d’immunothérapie, tous basés sur votre propre diagnostic de cancer. Demandez à votre médecin si vous êtes un-e bon-ne candidat-e pour l’immunothérapie.

Déstigmatiser le cancer du poumon

Bien des personnes qui reçoivent un diagnostic de cancer du poumon doivent également faire face à la perception négative du public et à la stigmatisation liée au fait d’être atteint-e d’un cancer du poumon.

De nombreux patients atteints du cancer du poumon, qu’ils fument, aient cessé de fumer ou n’aient jamais fumé, se sentent stigmatisés n raison de l’association forte de cette maladie au tabagisme. Cette stigmatisation entraîne souvent des réactions négatives et des reproches de la part des autres, dont la perception que ces patient-e-s « sont la cause de leur propre malheur ».

En raison de cette stigmatisation, les patient-e-s peuvent souffrir de problèmes suivants :

  • Blâme de soi complexe et sentiments intensifiés de culpabilité et de honte.
  • Crainte de divulguer son diagnostic de cancer du poumon.
  • Évitement des interactions sociales, ce qui accroît le sentiment d’isolement.
  • Stress accru et difficulté d’adaptation.
  • Compromission des opportunités économiques et problèmes financiers.

Bien que le lien entre le tabagisme et le cancer du poumon ne puisse être nié, toute personne ayant des poumons peut contracter un cancer du poumon Il existe d’autres facteurs environnementaux communs qui peuvent mener à un diagnostic de cancer du poumon, y compris chez les non-fumeurs. L’exposition au radon, à la fumée secondaire, à la pollution atmosphérique et à d’autres facteurs peut entraîner le cancer du poumon.

Que les patients aient fumé ou non, on a tendance à leur reprocher d’avoir causé leur maladie, ce qui ajoute un fardeau émotionnel encore plus lourd à une situation déjà accablante. Lorsque cette stigmatisation persiste, elle nuit aux patient-e-s et à leur famille, qui n’obtiennent peut-être pas le traitement et le soutien dont ils et elles ont besoin pour optimiser leurs chances de survie.

Pour en savoir plus sur la stigmatisation et le cancer du poumon, cliquez ici.

 

Pour parler franchement, je ne serais pas ici aujourd’hui sans les thérapies novatrices et les recherches menées sur le cancer du poumon. Depuis mon diagnostic, de grands progrès ont été réalisés dans la recherche sur le cancer du poumon et la survie au cancer. Les patients du cancer du poumon vivent plus longtemps et deviennent plus forts grâce à des thérapies novatrices.

Kim
Kim
Survivante du cancer
Retour haut de page